PRINTEMPS 2009 -  EN PAYS DE LOIRE.

 

Prêtres, religieux, religieuses,  sont aussi des citoyens. Dans la société française ils participent des droits et des devoirs de tout ressortissant de ce pays. 80 d’entre eux des pays de Loire, regroupés dans une association l’APSECC (Association pour la Protection Sociale et les Caisses des Cultes)  se sont réunis le 18 mars pour une journée  au sujet des réformes en cours.  C’était  à la Pommeraye sur Loire, sur le thème :« Solidarités menacées, solidarités vécues,  Solidarités à vivre ».

 

Les participants ont pu entrer en dialogue avec Bernard LIGER, ancien directeur de gestion aux organismes centraux de la Sécurité Sociale  qui était  déjà intervenu à l’Assemblée Générale de l’APSECC janvier 2009. Comment comprendre les réformes envisagées  avec la loi  « hôpital, santé, patients, territoire » dite Bachelot ?

 

B. Liger souligne qu’on ne part pas de rien.  Il y a des questions que tout le monde connaît et sur lequel on ne peut qu’être d’accord : des urgences débordées – désert médical  dans le rural ou dans les quartiers sensibles-   la démographie médicale qui pose question…

Des instructions sont déjà adressées aux établissements, avant même que la loi soit votée.

Ce qui est plus inquiétant, selon le conférencier, c’est un projet de  transfert vers le secteur privé, avec un ensemble de procédures où le citoyen ne se retrouve pas.

 

Etat des lieux par l’intervenant :

Il y a 3 conceptions de la protection sociale 

1. CONCEPTION LIBERALE :

Le trajet suivi dans l’argent : aujourd’hui la directive Bolkestein : Bruxelles :  dans le cadre de la communauté : tout doit relever du marché : l’éducation, la santé, la formation….

L’organisation : pas un centime ne doit être soustrait au marché.  Dans ce système chacun se débrouille, s’assure, prend des risques : toute somme investie doit alors passer par la Bourse.

Capitalisation et assurance individuelle.

Y compris les pays émergeants, pour avoir droit au FMI.

 

2. ECONOMIE SOCIALISTE :

En Chine aujourd’hui .  L’état décide des risques qu’il va couvrir.

 

3. Le choix de la France pour la protection sociale est celui de la « REPARTITION » C’est un choix  issu du Comité national de la Libération.  On prélève sur les salaires pour une prise en charge de la santé et des retraites. Dans ce système de répartition ce n’est jamais de l’argent public : c’est l’argent pris sur les salaires.

 

L’ESPRIT d’UNE LOI.  Au contraire dans le projet de  loi Bachelot, l’arrière-plan n’est pas révélé mais  il y a clairement un choix que l’Europe a fait en reprenant les traités précédents vers un système libéral intégral.

On met en avant LES DEFICITS de l’Etat, du commerce extérieur,  et celui de la Sécurité Sociale sont estimés à 200 milliards, mais on fait surtout grand cas des 5 milliards de la Sécu sur ce  déficit global estimé à 200 milliards. Il n’y a pas de commune mesure.

 

Dans les principes fondateurs de la Sécurité Sociale, quand on crée une sortie, on doit créer une rentrée.

Or la loi institue des exonérations sur les heures supplémentaires, les stocks-options, etc. Il y a 62 ou 63 clauses d’exonération.  En fait on crée le déficit.

 

LA REFORME ELLE-MEME :

 

Avec la loi Bachelot on prolonge ce qui se fait déjà d’après la loi hôpital 2007 :  caisse régionale et gestion des établissements : ( les GIP  deviennent Agences Régionales de la Santé)  avec un patron nommé par l’Etat. Et sous l’autorité du préfet de région. 

. On passe d’un système qui est dans les mains des usagers à un système très centralisé.  On va vers une concentration du système de santé  (les petits hôpitaux deviennent maison de retraite) avec une disparition des organisations de malades  qui deviennent des « clients ».  Conséquences :

Réduction du poids des élus. Critères : productivité,rentabilité, profit. Nouvelle tarification à l’activité.  Dans cette gestion essentiellement financière on pourra, le cas échéant, distribuer les excédents. 

 

LES HOPITAUX : Ils deviendront une société anonyme : un directeur avec un adjoint-médecin chef.

Fonctionnement :  il faut aller vers le retour à l’équilibre financier ou  alors c’est  la sanction. Un plan comptable  sur le mode grande entreprise ( il y aura un expert comptable  qui fera office de directeur financier.)  Les petits hôpitaux sont déficitaires :

Les ARS vont inviter tous les hôpitaux, cliniques et maisons de retraite à se regrouper, soit des groupement mixtes (privés- publics) en un nouvel établissement complet.

Avec choix de statut, privé ou public.

 

APRES L’EXPOSE de Bernard LIGER  des questions remontent vers l’intervenant.

 

Va-t-on vers un régime à deux vitesses ?

Que devient l’égalité des malades face aux soins ?

-Le poids sur les ménages a augmenté de 15% à 65 %.  C’est un problème politique : à chacun de répondre  quand il ira voter.

La place des usagers (malades) dans le nouveau système n’est pas prévue comme telle  : ils peuvent entrer dans les structures là où les membres sont choisis.

Tout secteur de santé à but non lucratif, est absent du projet.

 

Conséquences pratiques du projet sur le plan humain et le plan financier :

Sur le plan humain : ce sera ce que les acteurs en feront sur le terrain.

Sur le plan financier : c’est la région qui va autoriser les différents groupements.

Il est très clair que les ARS auront une arme financière : les différents établissements privés (cliniques) sont et seront subventionnés au titre des financements d’équipement.

 

 Comment seront définis des territoires de santé :  c’est l’agence régionale qui va découper son territoire comme  elle l’entend ; rien n’est déterminé officiellement, même si les gens sur place ont des projets.  Il y a 35 000  hôpitaux de santé  en France actuellement : ils sont  en voie de réduction.

 

Et les dépassements d’honoraires ?

Il y a ceux qui figurent sur les documents :

- secteur 1 : tarif conventionnel  (mais il peut y avoir  dépassement pour cause de notoriété , de spécificité…)

- secteur 2 :  avec un droit à dépassements 

- secteur 3 : un secteur optionnel en vue.

Le contrôle de l’assurance maladie est rare  et il n’y a jamais de poursuites.

 Le recrutement des médecins va dépendre des ARS : qui va déterminer le numérus clausus ?

Il y a ce qu’on appelle le désert médical. Sur les zônes déshérités, (campagne, ou quartier sensible, comme les Mureaux, à la Grande Borne à Grigny )  comment y faire face?  

Ailleurs les maisons de santé ont été le plus souvent boudées par les médecins.

Pour que cela fonctionne, il faudrait que l’ARS passe un contrat avec telle maison de santé, avec par exemple : ouverture au week-end, et le service de nuit ; mais avec la pénurie de médecins c’est difficile.

.

 

Privatisation ?

LA PRIVATISATION : elle est écrite nulle part, mais à partir du moment où on dit au directeur, « vous devez arriver à l’équilibre financier »,   la privatisation est inéluctable, par voie contractuelle, sans qu’il soit besoin de  mettre en place un autre mécanisme.

LES ACTIVITES couvertes par les DDAS  relèveront de l’ARS pour cause financière.  En principe les DDAS conservent leurs attributions  (DDAS = conseil général).

Les conseils généraux conserveront leur spécificité : ainsi pour l’attribution de l’allocation d’autonomie.

 

Quelle place pour les  ASSOCIATIONS ? 

- les associations gestionnaires,  les fondations :  elles sont absentes du projet et  pas citées en tant que telles : elles ont réagi au plan national, en demandant qu’elles soient prises en charge.

-les usagers de l’hôpital seront pris en compte ou non. S’ils le sont, ce sera toujours de façon minoritaire. 

-les syndicats ? Rien ne s’oppose à ce qu’il y en ait : mais pas d’obligation dans le projet de loi à ce qu’ils aient une place.

 

Qu’appelle t on PANIER DE SOINS ? Un certain nombre de soins ou d’actes médicaux qui seraient pris en charge pour une couverture minimale de base ; cela renvoie à un projet ultra-libéral, en  demandant aux gens de s’assurer pour les soins lourds.

 

TABLE RONDE EN APRES MIDI :

 

SOLIDARITES VECUES :  Trois personnes de la CSCV d’Angers ont présenté des actions menées en des quartiers de la ville :                          

-le logement et  la consommation.

-une animation dans les quartiers ( par exemple sur la qualité du petit déjeuner pour les enfants).

- des achats directs chez les grossistes, l’aide aux dossiers de surendettement, qui survient  même pour des personnes âgées.

 

- des actions de prévention-santé, avec le CCAS et Harmonie Santé (pour une mutuelle à prix réduit)

Des bénévoles assurent des permanences : des cotisations souples grâce à un fonds de roulement : ce qui leur permet d’accéder à une complémentaire-santé.

Des actions  sont demandées par les habitants du quartier : actuellement action sur la sédentarité, en lien avec action-santé :  par un projet « marche » en incitant à bouger, d’abord sur le quartier, prendre le bus : certains n’ont pas quitté le quartier depuis des années.

 Des laveries et des endroits où l’on se réunit autour d’une table pour recréer du lien social.

Des actions en lien avec la solidarité nationale : les franchises,  des comités de presse avec la CSG par rapport avec la franchise médicale.  Une information pour être au plus près des gens et les informer : « un euro de moins pour une consultation, c’est une baguette de pain ».

Information sur le CRUC (commission de Relation avec les Usagers et de la Qualité de la prise en Charge) ?

 

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La table ronde de l’après se poursuit avec une information sur une action en zône rurale de  Loire-Atlantique

Depuis décembre 2003 la garde médicale de nuit et de week-end n’est pas obligatoire pour le médecin,  elle s’est mise en place sur le mode du  volontariat.

Au secteur de Pontchâteau et St Gildas des Bois  a été créé  le CAPS . De 21  communes au départ elles sont retombées  à 11 communes, car certaines  ont négocié avec SOS-médecins et d’autres s’organisent par elles-mêmes.

Des médecins de quartier ont bien voulu faire une réunion publique sur la question des  permanences toute la nuit et le week-end : un  groupe de travail a sorti un dépliant : avec autorisation de l’ordre des médecins, des médecins locaux, des urgentistes.

Des  disfonctionnements ont été relevés. Le groupe promotion de la santé a provoqué des  soirées d’information et de débat  avec une bonne participation du public  et la prise en compte de problèmes d’actualité :   qu’en est-il du service de garde entre 0 h et 8 h ?  (la nuit profonde )

 

Comment comprendre les prélèvements pour franchise ?

A la différence de la CSG  qui, elle, s’adresse à l’ensemble de la population,

les franchises (1 euro pour une consultation  -  50 centimes sur les boites de médicaments)  pèsent  uniquement  sur les malades, et non dans la solidarité de tous, dans la cotisation de l’ensemble qui était l’intuition de base de la SECU.

 

SYTEME DE PRELEVEMENT :  quand on a le tiers payant  pour  les médicaments, les 50 centimes de franchise sont gardés en mémoire pour être  prélevées lors d’un remboursement ultérieur par exemple pour un remboursement d’ une consultation. 

La participation forfaitaire et la franchise : les participations de 50 euros  maximum sont enlevées d’une façon qui est consultable sur le système ameli.fr qui vous donne votre situation mois par mois.

 

QUELLES AIDES sont possibles ?

Auprès de la CAVIMAC et des Mutuelles  pour  les  grosses dépenses :  lunettes, prothèses auditives…  il existe un formulaire « aide aux dépenses exceptionnelles »  à demander ou à se procurer par internet, mais les dépenses d’honoraires restent dans le cadre de la sécurité sociale.

A l’hôpital les associations d’usagers sont affichées dans les salles d’attente et ailleurs.

Des groupes d’opérés se rééduquent ensemble.   Des médiateurs peuvent aussi agir 

Dans une démarche citoyenne,  il convient d’aller  en priorité vers les établissements mutualistes, ( lunettes, dentistes… )

 

EN FIN d’après-midi, des membres du C.A. national de l’APSECC ont rappelé les orientations et actions votées en janvier 2009  lors de l’Assemblée Générale. Chacun a pu retourner chez soi, heureux de ce tour d’horizon sur l’évolution des  systèmes de santé et motivé pour une action toujours plus solidaire. Une attention aux plus pauvres passe aussi par la citoyenneté vécue avec tous. 

 

 

BUREAU A.P.S.E.C.C Région Pays de laLoire   au  9/09/2009

 

 

 

 

 

LOIRE ATLANTIQUE :

BOURON Eugène

11 Place de l'église

44160 Besné

02 40 01 30 91

bouron.eugene@orange.fr

VERKINDERE Christian

4 rue Chupiet

44 400 Rezé

02 40 75 66 35

ch.verkindere@free.fr

CRUSSONAndrée 

o    2 r Vannes

 

o    44320 St Père en Retz

§  02 40 21 80 32

soeurs.st.pere@orange.fr

 

 

 

 

MAINE ET LOIRE :

CLEMOT Bernard

2  avenue Pasteur, 

49140    Angers

02 41 24 34 27  

b.clemot0325@orange.fr

BARON Hélène 

6 rue Paul Pousset,

49 100  Angers   

02 41 37 15 59

Helene.1109@hotmail.fr

 

 

 

 

MAYENNE :

BARRE André

19 rue Jean Macé

53000 Laval

02 43 37 22 75

daniel.poirier10@orange.fr

RICOU M.Th.

65 rue Ste Catherine

53000 Laval

02 43 02 93 34

 

 

 

 

 

SARTHE :

CADEAU François-Xav.

1 rue Jacques Guede

72470 Champagné

02 43 89 50 64 0673425179

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LOUVIGNé Jacqueline

10 rue Robert Collet

72 100 Le Mans

02 43 72 43 65

 

BOUIN M.Th.

3 rue Tascher

72000 LeMans

02 43 82 25 07

 

 

 

 

 

VENDEE :

RICHARD Bernard

1rueMilcendeau

85 300 Soullans

02 51  68 05 41 

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85 000 La Roche s.Y

02 51 44 15 71

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Adresse des trésoriers dans les différentes sections :

 

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49            Henri BORET   boret.henri@orange.fr

53            André BARRE 19 rue Jean Macé   tel. 02.43.37.22.75                 53000 LAVAL

72            Charles DUFAIX 12 rue du 11 nov             tel. 02.43.42.01.89                72220 TELOCIIé

85  Marie Thérèse JAUNET                36 bat B cité des demoiselles             tel. 02.51.91.17.30                85500 LES HERBIERS