APSECC (Association Protection sociale et Caisse des
cultes)

Depuis
le lei juillet 2006, les séminaristes sont affiliés à
l'assurance-vieillesse de la CAVIMAC dès leur entrée en premier cycle de formation.
Par contre, par décision de la Tripartite, ils ne
sont affiliés à la retraite complémentaire ARCCO qu'à partir de leur ordination diaconale. Ce qui fait que par la
suite cette retraite complémentaire sera amputée de plusieurs points correspondants aux mois manquants.
Les
diocèses s'engagent à combler ce manque au moment de la retraite. Mais qu'en
sera-t-il pour les séminaristes qui
quitteront le séminaire avant l'ordination diaconale et pour les prêtres qui abandonneront le ministère ?
Une
délégation de l'APSECC a rencontré, le 24 septembre 2008, Mgr Pascal Delannoy, président du Conseil pour les affaires
économiques, sociales et juridiques de la Conférence des Evêques de France, Mr Jean-Michel Goulot,
son secrétaire général adjoint et Mr Joseph Musseau,
pour essayer de comprendre pourquoi les séminaristes étaient exclus de la
retraite complémentaire.
En
fait, pour justifier cette décision, a été surtout mis en avant le coût de la
retraite complémentaire ARCCO :
1400 €/personne/an. On peut s'en étonner, vu le petit nombre de séminaristes
par diocèse. De plus ce coût ne sera-t-il pas récupéré à terme par
l'institution, puisque celle-ci n'aura pas à compenser pour les prêtres en
retraite l'absence de retraite complémentaire ? Mais pour les autres, peut-on
accepter qu'un tel argument économique les prive d'une reconnaissance de leurs
droits sociaux ?
Le
fait d'octroyer la retraite de base aux séminaristes est un premier pas dans la
reconnaissance de leur droit à la
protection sociale comme tout citoyen français. Pourquoi dissocier retraite de base et retraite
complémentaire ?
Nous demandons que les
séminaristes bénéficient de la retraite complémentaire.
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Prénom |
NOM |
Adresse |
Signature |
Cette
pétition est à adresser à Mgr Pascal Delannoy,
président
du Conseil pour les affaires économiques,
sociales et juridiques de la Conférence des Evêques de France
58,
av. de Breteuil - 75007 Paris
Ce serait bien aussi
d'adresser une copie à l'évêque du diocèse.
APSECC (Association Protection Sociale et Caisse des
Cultes)
Jean MIOSSEC
41,bdKerguelen
B.P. 1109
29101 QUIMPER CEDEX
Mgr DELANNOY
Président de la Tripartite
Le 15 octobre 2008
Objet : retraite complémentaire des séminaristes
Père,
Nous vous remercions de nous avoir
reçus le 24 septembre pour traiter de la question de la retraite complémentaire
des séminaristes.
Nous avons été un peu déçus par la tournure qu'a prise la
rencontre. Nous étions venus avec le désir
de comprendre pourquoi les séminaristes étaient exclus de la retraite
complémentaire. Nous voulions mesurer avec vous la pertinence de notre
raisonnement.
Très rapidement nous avons constaté que
le dialogue était difficile. A notre grand étonnement, il n'a
été retenu que des arguments économiques pour justifier l'exclusion des
séminaristes de la retraite complémentaire.
Les valeurs philosophiques que nous défendons ensemble devraient prendre le pas sur l'économique. Comme
vous l'avez souligné, le fait d'octroyer la retraite de base aux séminaristes est un premier pas dans la
reconnaissance de la personne. Pourquoi dissocier retraite de base et retraite
complémentaire ?
Au sortir de la rencontre, nous
voyons mieux que la position de l'APSECC, reposant sur le droit de
toute personne à la protection sociale, tient la route. Nous sommes déterminés
plus que jamais à poursuivre notre action.
Veuillez croire, Père, à l'expression de nos sentiments respectueux.
Jean Miossec, président de l'APSECC
31/10/08
Père,
J'ai bien reçu votre
lettre du 15 octobre et je comprends la déception qu'elle exprime. Comme vous
le soulignez, nous n'avons pas suffisamment distingué dans notre échange les
valeurs philosophiques et les contraintes
économiques...
J'ai également reçu le
livre de Mr Laurent LAOT. Pourriez-vous me communiquer son adresse afin que je puisse l'en remercier ?
En vous souhaitant une bonne
fête de Toussaint, je vous prie de croire, Père, en mes sentiments dévoués.
+ Pascal DELANNOY